Contexte et justification

L’extrême pauvreté des populations d’Afrique en général et sahélienne en particulier, est surtout due à la déforestation qui provoque l’appauvrissement des sols.
Les conséquences sont, notamment, la malnutrition, des difficultés pour les femmes à se procurer du bois de chauffe et l’exode rural des jeunes.

Heureusement, le tissu agraire africain est resté intact et, dès l’instant où ces jeunes constatent l’amélioration du niveau et du cadre de vie des villageois, grâce aux arbres fertilitaires, ils reviennent nombreux au pays.
La renaissance de ces terroirs villageois boisés d’arbres fertilitaires permet de faire remonter les nappes phréatiques et de déclencher un processus vertueux : l’eau permet les cultures toute l’année; la production, sur place, des légumes, fruits et céréales de base, assure une alimentation diversifiée, saine et autosuffisante.

Les arbres fertilitaires apportent aussi du bois de chauffe et d’œuvre. Ils évitent l’érosion des sols et permettent à terme de réguler le climat en Afrique, mais également chez nous, parce que tout est lié.

Selon Pierre Rabhi, par l’extension de l’agroforesterie, l’Afrique pourra un jour nourrir le monde (lisez “Parole de terre. Une initiation africaine”, Espaces libres, Albin Michel, août 2005).