Notre itinéraire technique

Description des trois techniques de mise en place des champs agroforestiers vulgarisés par l’APAF

1er La culture en sous-étage, communément appelée « champs multiétagés », ; très apparentées à celles pratiquées dans les anciennes plantations cacaoyères et caféières de la région des plateaux ouest du Togo depuis l’introduction de ces cultures, au temps colonial.
Elles consistent à pratiquer les cultures de rente (café, cacao, palmier) ou vivrières, sous l’ombrage de grands arbres fertilitaires et parfois de valeur économique certaine (Iroko, Acajou, Wawa,…). C’est donc une méthode agricole togolaise ancestrale réactualisée par l’APAF dans les villages de la zone d’intervention.

De même, les champs multiétagés APAF sont très apparentés aux anciens parcs de Faidherbia albida communs à la zone sahélienne. Dans cette zone, les champs multiétagés permettent les cultures de rente (coton, arachide) ou vivrières (millet, mil, maïs…) et diverses cultures maraîchères sous l’ombrage léger de grands arbres fertilitaires.
Les arbres fertiliaires sont espacés, au démarrage du champ agroforestier, de 10 à 15 mètres ; après quelques temps, 20 à 25 arbres fertilitaires seront conservés par ha.
 
2ème La culture en couloirs : Le coton, le maïs ou les vivriers (toutes sortes, y compris les cultures maraîchères) sont cultivés entre des haies d’arbres fertilitaires émondés régulièrement. Les arbres sont distants de plus ou moins un mètre dans la haie, les couloirs ayant une largeur de plus ou moins huit mètres et orientés Est-Ouest.
 
3ème La culture entre des pieds disséminés d’arbres fertilitaires émondés régulièrement, les arbres étant distants de plus ou moins dix mètres l’un de l’autre. Toutes cultures peuvent être pratiquées suivant cette technique.

Les sols s’enrichissent aussi par les apports des litières de feuilles et la décomposition des racines fines annuelles, mais surtout, grâce à l’activité symbiotique développée dans les rhizosphères.

Après l’introduction ou la réintroduction des variétés d’arbres dans une région, APAF y encourage la régénération naturelle assistée (RNA). Cette méthode se révèle très efficace et à moindre coût dans de bonnes conditions. Les arbres qui en sont issu ont une croissance plus rapide.

Ces techniques promues par APAF inversent le processus de dégradation des terres par la pratique de systèmes écologiquement stables et économiquement viables. On utilise mieux et durablement les ressources afin d’assurer un équilibre à long terme des sols tropicaux fragiles. Il s’agit de lutter contre la désertification, d’augmenter la productivité et de garantir la sécurité alimentaire