Généralités

La définition donnée par le World Agroforestry Centre est la suivante: « Un système dynamique de gestion des ressources naturelles reposant sur des fondements écologiques, qui intègre des arbres dans les exploitations agricoles et le paysage rural, et permet ainsi de diversifier et de maintenir la production afin d’améliorer les conditions sociales, économiques et environnementales de l’ensemble des utilisateurs de la terre. »

L’agroforesterie est un système rationnel d’utilisation des terres qui accroit la productivité totale de l’espace cultivé grâce à la combinaison des arbres et des cultures. Cette ancienne technique agronomique réactualisée peut répondre à de nombreuses attentes des sociétés humaines.

Rapidement et non exhaustivement, l’agroforesterie a les qualités suivantes:

  • elle fertilise les sols, les enrichit en matière organique et les structure
  • elle enrichit la biodiversité des zones cultivées et stabilise donc les milieux
  • elle tempère le microclimat du sol et aide à l’adaptation au changement climatique; l’évapotranspiration des cultures est diminuée.
  • elle améliore la porosité des sols et leurs capacités de stockage de l’eau et d’éléments nutritifs
  • elle diversifie les sources de revenus par la production de bois de chauffe et d’oeuvre, et de fourrage
  • elle augmente les revenus par économie d’achat d’engrais et de traitement

Simultanément, l’agroforesterie contribue à lutter contre l’érosion, la déforestation, la désertification, et à stocker du carbone dans le bois des arbres et dans les sols enrichis, par suite, en matières organiques; et ainsi, à réduire le volume de « gaz carbonique », un gaz à effet de serre responsable des changements climatiques.

Enfin, selon le GIEC ( groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat) » plus d’un milliard d’hectares sont disponibles pour une conversion dans des systèmes agroforestiers à haute productivité qui ont la capacité de réduire la pauvreté et la déforestation de manière significative, et de séquestrer du carbone à grande échelle. Toujours d’après le GIEC, le potentiel de fixation de carbone pourrait ainsi réduire de 50 milliards de tonnes le CO2 dans l’atmosphère, ceci dans les 50 ans